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De l'être de survie à l'être créateur (première partie)

Cet article est paru dans la revue Des clefs pour vivre (N°50 juillet 2004) du Dr Alain Scohy

La survie crée l'espèce

Nous savons que toutes les espèces que nous connaissons aujourd'hui sont issues du processus de survie et d'adaptation.
C'est un stress sévère menaçant la vie qui est à l'origine des mutations qui ont permis l'apparition des nouvelles espèces aquatiques, terrestres et aériennes. Le modèle de Darwin est surtout utilisé pour expliquer l'évolution par sélection naturelle alors que les recherches des biologistes contemporains expliquent plutôt que ce sont des sauts d'évolution brusques. Selon les biologistes, ces sauts d'évolution brusques expliqueraient le passage du dinosaure à l'oiseau en l'absence actuelle des fossiles intermédiaires. Le stress brutal a provoqué un bouleversement dans les protéines et des mutations morphologiques importantes sont apparues. Pourquoi ne pas intégrer les deux thèses et admettre que certaines espèces sont apparues lors des grandes crises de l'évolution liées à la survie ?

Ce que nous savons c'est que plus les variations exprimées sont nombreuses, plus grandes sont les chances que l'une d'elle soit adaptée aux nouvelles circonstances du milieu. Parmi toutes ces mutations brutales, peu de mutants étaient viables, mais ceux qui ont survécus et qui ont pu atteindre le stade de la reproduction ont perpétué cette nouvelle mutation.

De toute cette évolution serait apparu l'être humain, un être capable de se tenir en position verticale, de créer un langage élaboré et de prendre conscience de ses pensées, de son imaginaire et des interactions avec son milieu.

Au début, la survie était menacée par les prédateurs, les accidents ou la pénurie alimentaire, ensuite apparurent progressivement les maladies. Il est curieux de constater que depuis l'apparition de la race humaine l'évolution s'est arrêtée. Si les règnes en dessous de lui ont accepté de se transformer, il semble que l'être humain ne se conforme pas à l'évolution antérieure qui lui a permis d'exister.

Si les premiers poissons avaient refusés les modifications anatomiques qui, plus tard, allaient permettre l'apparition des animaux terrestres, la race humaine n'aurait pu exister. Si un poisson cancérologue avait décidé d'irradier ou d'enlever toutes les proliférations des cellules embryonnaires qu'il aurait constaté sur un de ses congénères, il n'y aurait pas eu de suite à l'évolution. Enlever toutes les ébauches de nouveaux organes qui n'étaient pas encore parfaitement fonctionnel aurait clos l'évolution.

Se pourrait-il que cela soit le cas pour l'être humain ?

J'y reviendrai un peu plus tard car vous comprenez qu'il y a là une réponse à proposer.

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